L’ANTISÉMITISME N’EST PAS UNE OPINION, MAIS UN DÉLIT, QUI PREND TROP SOUVENT UNE DÉRIVE CRIMINELLE

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C’est l’occasion de déplorer qu’en France l’antisémitisme est aujourd’hui attisé par des leaders d’opinions et des médias d’extrême droite.
Il est un mal qui gangrène la société française comme l’arabophobie, l’islamophobie et la négrophobie (banalisées dans les instances décisionnelles et les médias de grande écoute)….
En effet cette énième crise Israélo-palestinienne est instrumentalisée par ceux-là mêmes qui poursuivent depuis des décennies leur propre agenda xénophobe et raciste à des fins électoralistes.
C’est l’occasion de prévenir nombre de Français issus notamment des minorités sur le piège qui leur est ainsi tendu à travers une exacerbation politicienne des tensions ethno-raciales dans des médias réactionnaires.
Le Juif n’est pas et ne saurait devenir votre ennemi, encore moins une cible, sous le prétexte d’un conflit territorial éloigné des frontières hexagonales et de vos difficultés socio-économiques.
La résolution de la question Israëlo-Palestienne et par extension Israëlo-Arabe incombe aux décideurs politiques des deux camps, appuyés par une détermination sans faille de l’immense communauté internationale.

Joël Didier Engo, Association NOUS PAS BOUGER

 

 

http://www.nouspasbouger.org

Accueil / Société / Religions le 31 octobre 2023 à 12h48

Fléau

Des dizaines de tags antisémites découverts en région parisienne, le parquet ouvre une enquête

Ces deux derniers jours, des étoiles de David bleues sont apparues sur les murs des rues de Paris et de plusieurs villes de sa proche banlieue. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris ce mardi 31 octobre.

 

Un homme entrait dans son domicile du XIVe arrondissement où des étoiles de David ont été tagguées, ce mardi 31 octobre. (Geoffroy van der Hasselt/AFP)

Des dessins antisémites ignobles. Ces derniers jours, à plusieurs endroits en région parisienne, des étoiles de David bleues, taguées au pochoir, sont apparues sur les murs de la capitale et de plusieurs communes proches. Le parquet de Paris a confirmé ce mardi 31 octobre à Libération avoir ouvert une enquête.

Dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 octobre, une soixantaine de ces marques ont notamment été taguées dans le XIVe arrondissement de Paris, notamment dans les rues du Père Corentin et de la Tombe-Issoire. Idem dans le XVe arrondissement, selon un message et des photos publiés sur X (ex-Twitter) par un élu local.

Plusieurs élus ont immédiatement condamné l’apparition de ces tags, qui semblent être les mêmes partout – même taille, même pochoir, même couleur. «Une plainte sera déposée et les services de propreté viendront les effacer, a déclaré sur X (ex-Twitter) ce mardi 31 octobre Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la Maire de Paris. L’antisémitisme continue de tuer, jamais nous ne cesserons le combat.» «Les services interviennent pour le nettoyage» de ces tags, a précisé Nicolas Nordmann, l’adjoint parisien chargé de la sécurité.

Pour Carine Petit, la maire du XIVe arrondissement, «cet acte de marquage rappelle les procédés des années 30 et la Seconde guerre mondiale qui ont conduit à l’extermination de millions de juifs». Usant de métaphores, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, fait le même constant, citant, toujours sur X, un passage de La Peste d’Albert Camus : «Le bacille de la peste ne meurt ni ne disparait jamais, il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, […] et, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats…»

La veille, Karim Bouamrane, le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), s’était déjà indigné de voir des tags similaires dessinés dans les rues de sa ville. D’autres ont également été signalés sur les communes de Saint-Denis et Aubervilliers.

Dénonçant sur les réseaux sociaux un acte «abject», Olivier Klein, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) appelle ce mardi à «ne rien lâcher : l’antisémitisme doit être dénoncé et combattu sous toutes ses formes. Les auteurs de ces actes doivent être retrouvés et poursuivis».

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour dégradation du bien d’autrui aggravé par la circonstance de l’origine, de la race, de l’ethnie ou de la religion. Un délit faisant encourir jusqu’à quatre ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Depuis le 7 octobre, date de l’attaque du Hamas sur Israël, 819 actes antisémites ont été enregistrés en France et ont donné lieu à 414 interpellations, a chiffré lundi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Mise à jour : à 14 h 02, avec l’ajout des tags découverts dans le XVe arrondissement.

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